11 Juin 2014

Odile la Bigoudène, la marionette du ventriloque

Marionnettiste et ventriloque, David Eldé se produit avec une nouvelle amie, la Bigoudène Odile. Pour la faire parler, c'est très simple, il s'inspire de sa mère.

 

Rencontre

David Eldé, directeur de Studio Mix à Ergué-Gabéric à une passion : faire parler des marionnettes. Il est ventriloque. L'année dernière, il a entamé une relation avec Pupette, une mouffette qui n'a pas sa langue dans sa poche, vive et drôle, que le public peut retrouver chaque jour sur Radio-Océan où Pupette tient une chronique humoristique.

« Odile, c'est ma mère »

 

« Depuis l'année dernière, ma pratique s'améliore de jour en jour et j'ai voulu donner une compagne à Pupette. C'est comme cela qu'est née Odile la Bigoudène », raconte David. Aussitôt décidé, aussitôt commandé dans l'atelier d'un fabriquant. II ne reste plus qu'à l'habiller avec tablier et coiffe. « Odile, c'est ma mère, sourit David. Je me suis inspiré pour son caractère d'Otilia, ma maman, qui a 86 ans et des avis tranchés sur la vie en général. C'est aussi une façon de lui rendre hommage. Je voulais créer un personnage de vieille dame de caractère sympathique et qui fait partie des souvenirs de beaucoup de Bretons. Et, en Bretagne, qui peut mieux symboliser cela qu'une bigoudène ».

 

Pour mettre dans la bouche d'Odile des histoires, des reparties et des expressions locales qui fusent avec spontanéité, le comédien lit des ouvrages sur la Bretagne, comme par exemple Le Cheval d'orgueil, de Pierre-Jakez Hélias. « Et je donne le spectacle en binôme avec une conteuse, Soaz (Marie-Françoise Castric), qui réside à Combrit, qui donne la réplique à Odile. » David s'imprègne ainsi de culture bretonne à travers les écrits qui parlent des coutumes et de la vie des Bretons à travers l'histoire. « Aujourd'hui, quand je passe devant un monument religieux par exemple, j'ai une sensation particulière ».

 

Premières sorties

 

Odile a déjà fait quelques sorties. Elle a participé activement à Ty Catch impro à la MPT de Penhars, où elle a reçu un accueil enthousiaste. David estime que sa marionnette remplit une mission : « Les vraies Bigoudènes encore en vie sont âgées. En quelque sorte, Odile va transmettre ce patrimoine, cet accent, ces histoires particulières. D'ailleurs, je souhaite rencontrer les deux dernières bigoudènes qui habitent Penmarch qui ont fait l'objet d'un reportage dans Ouest-France dernièrement (O.-F. du lundi 12 mai). Je voudrais leur présenter Odile et, pourquoi pas, entamer un dialogue avec elles. »

© Ventriloque.bzh 2020
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